Quand manger devient un calcul

intolérance alimentaire

Il y a un moment précis où l’alimentation cesse d’être un plaisir banal.
Ce n’est pas toujours la crise spectaculaire. C’est plus souvent le soir où l’on referme le frigo en ayant déjà écarté trois aliments, ou le restaurant où l’on pose la même question au serveur, un peu trop vite, pour en finir avec l’incertitude.
Gluten, lait, œuf, fruits à coque, poisson, additifs : la liste varie.
Ce qui se ressemble, d’une personne à l’autre, c’est la place que cette liste prend.
On ne pense plus seulement à ce que l’on aime. On pense à ce qui passera, à ce qui ne passera pas, à ce que l’on osera demander.